Je deviens enceinte et zen


Pour qu’arrive l’expérience la plus souhaitée, nous devons apprendre à vivre sur le fil de son appréciation. Plus l’expérience est belle, plus le fil sur lequel nous devons vivre est mince et nous sommes peu à le supporter.

Lorsque j’ai rencontré ma femme, il s’est trouvé par un miracle propre à l’amour que nous avions la même envie:

Avoir des jumeaux.

Comme si nous avions rendez-vous avec cette expérience. Nous voulions tous les deux engendrer ceux qui sont communément appelée de « faux jumeaux » de sexe différents. Oui, nous voulions un garçon et une fille. D’habitude, les néo-amoureux parlent beaucoup d’eux mais nous, nous passions certes notre temps ensemble mais à parler de ceux dont nous étions persuadés de devoir jouer le rôles de portails pour leur arriver sur cette terre. Bien sûr, certaines personnes nous trouvaient assez prétentieux de croire pouvoir influencer le destin de la sorte.

Ça se saurait si c’était possible de commander sa progéniture, disaient-ils!

Mais, nous on s’en foutait de savoir si c’était possible ou non de commander ses enfants et à vrai dire, on s’en foutait également de savoir si oui ou non, notre commande allait être exhausser. Ce que nous on voulait, c’était imaginer que c’était possible car ça nous faisait un bien fou.

Et finalement, pour une raison propre au processus du devenir, ce qui arrive aux débutants nous arriva: La chance.

Ma chérie est tombée enceinte de…écoutez bien…de jumeaux qui …attendez la suite…quatre mois et demi plus tard…étaient bel et bien de sexes différents.

Wow!!!!

Sauf que Paulo Coelho est bel et bien dans le vrai. Dans une quête, ce qui arrive au débutant l’élève au rang de conquérant et pour ce dernier, la chance prend un tout autre visage: Celui de l’épreuve.

Nous sommes nombreux à croire à tort que le plus dur dans un rêve, c’est de se concentrer un maximum pour l’atteindre mais en fait, c’est de se déconcentrer un minimum pour ne pas le perdre de vue.

Bien des hommes et des femmes en particulier pensent souvent que pour être mamans, il faut se concentrer à tomber enceinte. Mais une fois tombée enceinte, elle réalise qu’elle ne sont peut être pas assez prête. C’est le bordel dans la tête. Qu’est ce qu’il faut faire?

Ce constat les empêchent d’apprécier l’aventure de la femme enceinte; laquelle se termine dans ses cas par une perte de lien psychologique ou physique avec l’enfant.

Nous, nous avons eu les deux pour le prix de deux.

Nous avons perdu le lien physique avec nos jumeaux.

Un 26 juin, ils sont arrivés leurs vies déjà accomplies et nous seront malhonnêtes de dire qu’avant nous n’avions pas perdu le lien psychologique qui nous aurait permis d’apprécier pleinement le processus et donc de faire de cette grossesse miracle une grossesse parfaite.

Nous n’avons pas pu être enceinte et zen à la fois. Oui, je dis nous car si la femme porte l’enfant physiquement, bien des hommes sont dans mon cas; il le porte psychologiquement.

Être enceinte et être zen. Voilà la formule rêvée mais pas du tout accessible à tout le monde.

Combien de maman une fois enceinte perdent leur stabilité émotionnelle au point même de détruire nerveusement la plus belle de leurs création?

Combien sont dans notre cas ou ont peur de l’être?

Combien de parents se souviennent – ou ne veulent pas se souvenir – d’une grossesse comme un évènement triste et (ne) voudraient (pas) revenir en arrière pour faire différemment, pour que les choses soient autrement?

Combien de parents veulent -ou ne veulent pas avoir à – corriger cette imperfection de leur parcours?

Je voudrais vous dire chers parents, chères mamans en particuliers en devenir, par le biais de cet article que pour qu’une grossesse en cours ou consommée quelle que soit l’issue soit parfaite, vous pouvez devenir zen.

Comment devenir zen alors que vous avez peur de l’issue de votre grossesse?

Comment devenir zen alors que l’issue a été un échec?

Questions naturelles de futures mamans classiques.

  • En premier lieu, nous allons nous préoccuper de comment devenir zen alors que l’issue a été un « échec ».

Avant, j’aimerais dédier cette article à une amie de ma chérie qui vient de perdre le lien physique avec cet être invité qu’elle a su porter un certain temps. A toi qui pourrait un jour nous lire, nous respectons ton chemin et nous sommes avec toi.

Pour devenir zen face à cette grossesse appelée clairement fausse couche et vu comme un échec, il faut chère maman, arrêter de vous sentir comme une « ratée » et commencer à vous sentir « maman » face à cette expérience.

Ne laissez pas l’opinion des autres devenir votre réalité.

Les Brown

Vous devez vous souvenir que ce que vous avez vécu n’a rien à voir avec celle que vous êtes. Vous avez assurément vécu quelque chose que vous n’avez pas apprécié. C’est naturel et c’est le propre de l’aventure humaine. A présent, apprenez à apprécier autrement. Apprenez à vous sentir maman face à cette expérience. Entrez dans la peau d’une maman vis à vis de cette fausse couche et vous en êtes une. Réveillez cette maman en vous qui est prête à exister.

Les mamans ne cherchent pas à résoudre les problèmes, elles leur font de la place.

On ne vous demande pas d’oublier que vous avez vécu une fausse couche ou d’essayer d’en faire une expérience positive.

Non, non. Ce que vous avez vécu est dur et personne ne peut se le souhaitez mais c’est arrivé et vous devez lui faire de la place à cet évènement dans votre course de vie.

Faites-lui de la place.

Ce qui vous fait souffrir et vous angoisse, ce n’est pas que ce soit arrivé mais que vous ne soyez pas encore prête à lui faire de la place, à vous sentir « maman ». Il n’y a pas de délai pour faire son deuil mais aujourd’hui peut être le premier jour de votre vie de « maman » pour ces enfants dont la vie qu’on le veuille ou non a une saveur et une valeur aussi belles que les autres.

  • Vous êtes actuellement enceinte et à un certain degré, vous avez peur de l’issue, vous n’êtes pas zen?

Oubliez toute les solutions miracles, vous devez apprendre à vous sentir maman pour que votre grossesse émotionnelle stabilise son yoyo. Il n’existe aucun forum pour vous rassurer, aucune personne pour vous faire disparaitre cette peur.

La peur est naturelle. C’est de vouloir s’en débarrasser qui est malsain.

N’oubliez pas lorsque vous êtes enceinte que la peur est comme un enfant en colère. Plus on essaye de le brider, plus les dégâts qu’il cherche à causer prennent de l’amplitude.

Revêtez le rôle de la maman que vous êtes déjà, parlez le langage des mamans. Ne cherchez pas à résoudre  ou éviter cette peur d’une issue incertaine. faites-lui de la place. Ne fuyez pas vos inquiétudes, faites leurs de la place.

Vous savez, une maman, n’est pas celle qui n’a pas peur, qui n’a pas de pensées contradictoires, de craintes, de manque d’assurance, d’appréhension. Ça c’est un robot.

Une maman, c’est celle qui fait de la place à toutes ces craintes, ces peurs au point qu’elles finissent par donner du poids à cet amour nécessaire à cette expérience parfaite qu’est le fait d’être enceinte.

Comment vous saurez que vous y êtes?

Comment savez-vous que vous êtes heureux? Lorsque tout vous met dans cet état. Votre expérience supprimera ses craintes et ses sentiments contradictoires par des (soulagements, nouvelle grossesse, idée etc.)

Bon devenir mes dames et chers parents…:)

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