Être ou ne pas Être


1. Introduction : La crise existentielle de notre époque

William,
Sacré William !!!!
Merci pour cette célèbre interrogation « Être ou ne pas être » qui résonne à travers les siècles comme un écho lointain, presque abstrait. Pourtant, dans le tumulte de nos vies modernes ultra-connectées mais souvent amputées de sens, cette question n’a jamais été aussi brûlante.
Nous courons, nous produisons, nous réagissons sans cesse, mais nous oublions fondamentalement ce que signifie exister. Nous avons progressivement relégué notre condition humaine à une suite d’automatisations et de mécanismes de défense. La crise profonde que nous traversons aujourd’hui n’est pas d’ordre matériel, mais bel et bien existentielle. Pour y faire face, l’enjeu crucial est de désapprendre nos réflexes de fuite afin de redécouvrir un art oublié :
celui d’être dans sa propre vie, d’être présent à Soi et au monde, y compris lorsque le décor s’effondre et que l’inconfort survient.

2. Redéfinir « Être » : Devenir un canal pour l’Esprit

Pour pratiquer cet Art oublié, il convient de clarifier la nature même d‘être dans toute son authenticité.
Ça semble abstrait mais tellement réel voire pratique !
Être !
Loin d’une posture contemplative passive ou d’un simple état statique où l’on chercherait à se barricader dans une citadelle intérieure, l’art d’être est une dynamique vive, un flux continu originant de l’Esprit et orienté vers le monde.
Être ne consiste ni à accumuler des certitudes, ni à s’isoler, mais à s’offrir comme un canal de l’Esprit. Lorsque la résistance personnelle s’efface, la conscience cesse de se crisper sur elle-même pour laisser naturellement émerger la beauté de son Essence. Ces vertus ne sont alors plus des efforts moraux épuisants, mais l’expression directe d’une Présence libérée de ses blocages illusoires.
« Être », c’est précisément laisser passer et transmettre les fruits de l’Esprit au cœur du quotidien : L’amour, La joie, La paix, La patience, La bonté, La bénignité, La fidélité, La douceur, La tempérance.
Lorsque nous appréhendons l’existence sous cet angle, notre rapport à nous-mêmes et aux autres bascule. La vocation première de l’être humain n’est pas de chercher à posséder ou maîtriser la vie humaine, mais de devenir ce canal ouvert de l’Esprit qui se laisse traverser par ses fruits. C’est dans ce mouvement de don de l’Esprit que l’art d’être humain retrouve toute sa noblesse et sa splendeur infinie et éternelle.

3. Le piège de la résistance : Comment le refus d’être mène aux enfers

C’est dans l’épreuve — face à la douleur, à la frustration ou à l’inconfort — que notre posture vacille. Observez ce qui se produit en vous lorsqu’une contrariété surgit : cette micro-crispation corporelle, ce resserrement de la poitrine ou de la gorge. Lorsque nous n’aimons pas ce que nous sommes en train de vivre, un réflexe intime et violent se déclenche : nous refusons l’expérience présente. Or, refuser la réalité du moment équivaut, fondamentalement, à ne plus vouloir « être ».
Prendre conscience de cette fermeture permet d’éclairer la chaîne de cause à effet dévastatrice qui s’ensuit :
La résistance et la crispation : Au lieu de traverser l’expérience, nous nous roidissons contre ce qui est. Observez cette tension : la souffrance la plus lourde ne provient pas de la difficulté initiale elle-même, mais du rejet obstiné du présent.
Les actions en demande : En basculant dans la résistance, la nature de nos actes s’altère profondément. Nous cessons d’être un canal de l’Esprit pour devenir des êtres agissant depuis l’illusion du vide et du manque. Chaque geste, chaque parole ou attention apparente devient un contrat sous condition : une exigence anxieuse adressée à l’extérieur pour combler un vide, obtenir une réparation ou faire cesser la douleur issue de la négation de soi. C’est a ce point l’enfer de ne pas être.
Le basculement vers le calvaire intérieur : En transformant notre présence en une suite de revendications, nous emprisonnons notre conscience dans la frustration. Ce refus d’être dans la réalité telle qu’elle se présente brise notre harmonie intérieure et fait de notre Conscience le théâtre d’un véritable calvaire psychologique et spirituel liée à la tentative d’emprisonnement de l’Esprit.

4. Réapprendre à habiter sa vie avec sérénité

Échapper à cette souffrance stérile exige un courage fondamental : celui de ne pas déserter sa propre vie, même lorsque le paysage se fait aride. Face aux sécheresses de l’existence, notre premier réflexe est souvent de fuir par l’agitation, la distraction ou le déni. Pourtant, la véritable sérénité ne s’obtient jamais en contournant l’épreuve, mais en choisissant de demeurer debout au centre de l’expérience, sans arme et sans bouclier.
En choisissant d’être!
Ce retour à soi demande de canaliser l’Esprit dans notre vie :
Voir les limites du monde comme une opportunité qui nous est offerte :
Choisir le Fruit de l’Esprit a exprimer :
Apprécier l’Art d’être :

5. Conclusion et Appel à la pratique de l’Être

Au terme de cette réflexion, une alternative claire se dresse devant nous : continuer de nous épuiser dans le refus d’être, ou embrasser pleinement la réalité pour apprécier pleinement notre humanité grâce a notre aptitude à être en toutes circonstances.
Face aux vagues d’épreuves qui traversent votre quotidien, choisirez-vous de vous crisper dans la demande, ou accepterez-vous de réapprendre l’art d’être humain en restant ce canal ouvert d’où jaillit la vie par les fruits de l’Esprit ?


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